Personne n'est parfait

Hommage à Hirotada Ototake, Japonais né sans bras ni jambes qui nous donne une formidable leçon d'amour de la vie et du prochain dans son livre Personne n'est parfait.




 
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 Interruptions Médicales de Grossesses

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Sophie
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MessageSujet: Interruptions Médicales de Grossesses   Sam 22 Déc - 15:33

A propos des IMG appelées également hypocritement avortements thérapeutiques :

Une émission intéressante est passée sur France 2 à 22h30 mercredi 12 décembre.
J'ai tardé à en parler mais j'ai manqué de temps.

C'était une émission sur les naissances particulières : jumeaux, mères porteuses, handicaps etc.

Une mère qui a mis au monde un ENFANT TRISOMIQUE a témoigné de ce qu'elle a enduré pendant sa grossesse.
Et pour une fois, ENFIN, un couple de parents solidaire de son enfant trisomique a parlé à la télévision.
Le plus intéressant, c'est ce que la femme a dit s'en même se rendre compte qu'elle dévoilait la vérité sur l'IMG. Involontairement (j'en suis sûre, sinon elle n'aurait pas été filmée) cette femme a très naturellement montré à quel point l'IMG est un meurtre dégueulasse.

Elle a tout d'abord dit ce qu'Angie dit toujours : "On a le droit de mettre fin à la vie de son enfant handicapé juste avant sa naissance. Pourtant c'est le même enfant avant et après !"
Ah ça c'est sûr.
Mais c'est triste qu'il faille être enceinte d'un enfant handicapé pour en prendre conscience.

Ce qu'a dit ce couple était ce qu'il ressentait. Mais ce n'était rien d'autre que de la dramatique vérité toute naturelle et toute franche.
Ils disaient que pendant toute la grossesse, leur enfant était considéré comme un enfant en sursis, quelque chose de pas tout à fait existant encore, un gros point d'interrogation, par le personnel médical, puisqu'il le couple avait le droit de recourir à l'IMG jusqu'à la fin de la grossesse.

Et ça, ils en ont souffert. Parce qu'eux ressentaient tout à fait normalement et évidemment leur enfant in utero comme un véritable enfant humain, PUISQUE TEL ETAIT LE CAS DANS LA REALITE.
Donc toute leur grossesse a été gâchée par cette question "garder ou ne pas garder 'la chose différente' ?" alors qu'on parlait de leur enfant.

La mère a bien dit qu'elle avait l'impression qu'on en voulait à son enfant par le simple fait qu'on trouve normal de le tuer.
Elle ressentait une impression de danger pour son enfant, et aussi pour sa famille, du même coup, forcément.

C'est dramatique et très grave.

Et qu'est-ce qu'il en ressort ?
Il en ressort que tuer l'enfant est encore plus insupportable que l'accepter avec sa différence.
Et c'est normal.

A côté de ça, une autre mère attendait un enfant difforme sans aucun rein qui n'aurait certainement pas vécu à la naissance.
Cette femme a choisi l'IMG. Inutile de préciser qu'elle et son mari ont mis du temps à prendre la décision et qu'ils ont souffert. Inutile de préciser que le poids de cette décision et la souffrance qu'elle engendre ne vient que de cette foutue légalité d'avorter tardivement d'un enfant anormal et surtout de ce que c'est la société et ses modes pourries qui l'ont voulue.

Ces parents n'ont pas eu la force d'accepter de supporter plus tard de voir leur enfant mourir naturellement à sa naissance. Parce que personne ne les a préparés à supporter cette injustice qui n'était pourtant pas de leur faute. Parce que dans notre société, personne n'est plus jamais préparé à supporter quelque chose qui échappe à la médecine et aux lois, qui veulent tout contrôler.

Or, avec cette IMG irréversible, ces parents devront désormais vivre avec l'idée que ce sont eux qui ont mis fin aux jours de leur enfant.
Fait pas tout à fait exact, puisque ce ne sont pas eux qui ont pratiqué l'IMG. Mais eux, c'est ce qu'ils vont croire quand même.

Et comme personne ne les a préparés à ça non plus, ils sont obligés de se rappeler régulièrement - et c'est ce qu'il ont dit à l'émission - que de toute façon, leur enfant n'aurait pas survécu.

Oui, mais voilà : toute la différence avec la mort naturelle réside dans ce qu'ils n'auraient pas choisi le le moment précis de la mort.
Ils n'ont pas pu dire adieu à leur enfant encore vivant dans leurs bras, plein d'amour pour eux, avec tout l'amour de parents qu'ils avaient pour lui.
Et c'est plutôt avec cette idée-là qu'ils devront vivre toute leur vie dès qu'ils en auront pris conscience.

Mais ça, les créateurs de la loi sur l'IMG s'en foutent bien. Ce à quoi ils ont d'abord pensé en faisant passer cette loi, c'est aux poursuites judiciaires contre les hôpitaux que des parents auraient pu lancer.
Des parents qui ne seraient pas immatures si seulement la société se décidait enfin à éduquer correctement ses citoyens.
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Sophie
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MessageSujet: Re: Interruptions Médicales de Grossesses   Sam 22 Déc - 15:51

Moi-même, j'ai subi pendant toute ma grossesse en 1998-1999 des pressions médicales pour pratiquer l'amniocentèse, que j'ai toujours refusée.
Rappel : l'amniocentèse permet de savoir clairement si l'enfant présente une trisomie ou non. Elle consiste à prélever du liquide amniotique en perçant la poche avec une aiguille, et à en analyser les chromosomes.

Ce que le personnel médical ne nous dit jamais, c'est que l'amniocentèse présente un risque de 1% de fausse couche ou de naissance prématurée.
C'est certes un petit risque mais c'est un risque que j'aurais pris POUR RIEN AU MONDE. C'est une affaire personnelle. Je n'ai eu qu'un enfant, j'aurais pu vouloir savoir, pour éventuellement me préparer à une trisomie, mais je n'ai pas voulu. J'avais trop peur de perdre mon enfant.

Et j'en veux à l'hôpital Robert Debré de Paris 19, réputé pourtant être le plus grand hôpital pour enfants, de m'avoir emmerdée (convoquée maintes fois) jusqu'au 8ème mois de ma grossesse et de me l'avoir ainsi gâchée, tout ça pour me mettre dans le crâne que si mon enfant était trisomique, je pouvais m'en débarrasser par euthanasie in-utero.

Au dernier-rendez-vous avec la directrice de l'hôpital, j'ai du la convaincre que je ne poursuivrai pas l'hôpital en justice si je mettais au monde un enfant trisomique. Je ne me rappelle plus très bien mais je crois que j'ai signé un papier. En tout cas, elle écrivait mes réponses à ses questions, ça je m'en souviens.
Je la comprends, je ne lui en veux pas. Ils ont déjà eu des procès.
En plus, j'étais forte et très solidaire de mon enfant quel qu'il fût.

Mais ça me mettait en colère à cause des parents indécis qui se demandent si c'est mal de mettre au monde un enfant trisomique.
Ces parents-là ont besoin plus que quiconque d'être rassurés sur le droit d'aimer leur enfant, car ils auront besoin de force morale pour supporter le regard des gens victimes du socialement "correct" médiatique.

Et au lieu de ça, avec la discussion sur l'amniocentèse suivie de celle sur l'IMG en cas de trisomie, ils sont davantages enfoncés dans le désespoir et la tristesse.

C'est dommage. J'ai 2 neveux trisomiques bien vivants plein d'amour pour tout le monde.
La plus âgée, Adèle, est folle de mon père. Grâce à Adèle, mon père a fait la paix avec sa propre petite enfance, l'affection en général et son malaise vis-à-vis des enfants.

D'autres papies pourraient vivre ce bonheur, si seulement l'euthanasie des tri-tris ne les en empêchait pas.
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